dimanche, 31 décembre 2006

Voilà, c'est fini.

Ciao, je ferme le service ...

Bonne et heureuse année à tous :-)

 

mardi, 26 décembre 2006

Lettre à n’ouvrir qu’à la dernière nuit de l’An .

medium_sept-sur-plage-inverse.jpgJe ne passerai pas ce réveillon près de toi.

Alors, à la faveur de la tradition des vœux, et puisque la bande des impromptus me tend la perche, j’aimerais que mes mots écrits rejoignent cette nuit tes lèvres, sous le gui …
Je te laisse donc, glissée chez eux, cette lettre, comme une bouteille à la mer, d’Elvire l’archet virtuel résonnant dans la dernière nuit de l’année morte, ouvrant les portes de l’année neuve …

Y-aura-t-il sept portes, pour ouvrir cette année en sept ?

Sept, est premier, fin d’un cycle et début d’un nouveau,

Chargé de symboles, arc en ciel, jours de la semaine, astres errants, création du monde, églises et merveilles…
Laisse-moi, bêtement, le prendre comme un signe, moi qui ne crois pas aux signes, moi, qui ne crois en rien …
Laisse-moi juste faire ce rêve là :

Qu’au long des eaux où j’ai navigué cette année morte désormais,
De la source à l’océan,
Qu’au long du fleuve, cette année nouvelle nous permette,
A la source, de plonger nos visages.

Que nos terres éloignées,
En poignées dans nos mains
Les terres froides, les terres de sable,
Demain en terreau se mêlent.

Que le feu qui nous vit naître
D’étincelles en brasier
S’alimente, nuit après nuit
De fagots renouvelés
D’odeurs de pin, de bois flambé
A réchauffer nos mains resserrées.

Que l’air du large
Chargé d’iode et d’embruns
Nous accompagne en partage
Jusqu’à l’air saturé, cristallin
Des montagnes là-bas
Et emplir nos poumons, neufs.

D’ici là, ferme les yeux, c’est bientôt demain, et je suis si près de toi …

Pour les impromptus littéraires : Thème et contrainte : Souhaits pour 2007 sous forme d'une lettre adressée à un être cher. Eau, terre, feu et air. Ces 4 mots devront apparaître dans votre texte.

dimanche, 24 décembre 2006

Veillée de Noël

medium_PA170637.jpg 

Ce matin, vous aurez  depuis longtemps déjà choisi la bûche de la veillée de Noël…

 

Au solstice d’hiver à peine dépassé, dans l’âtre vous rallumerez le soleil de vos jeunes étés.

 

Le sol du jardin était encore dur et blanc de gel et toute la maisonnée assoupie lorsque, avant l’aube, vous avez coupé la vieille souche du pommier abandonné par les ans.

C’est cette souche qui fera la bûche de cette veillée.

 

Elle repose désormais sur le plancher, au long de la grande cheminée. Elle sent encore la terre et la nuit, et sur le sol, elle laisse glisser quelques mousses jaunies.

Par tradition, vous l’avez saupoudrée d’une pincée de sel, comme sur la queue de l’oiseau : pour l’attraper.

 

Ce soir, elle brûlera toute la nuit.

 

Ce soir, vous mettrez vos mains au feu pour retourner la bûche que nul fer ne doit toucher.

 

Ce soir, vous serez peut-être seul, mais la bûche dans l’âtre brûlera lentement ; doucement se consumera, toute la nuit et peut-être même jusqu’au nouvel an pour tous les passants, pour tous les rêveurs, pour tous les inconnus surpris au détour d’une route …

Joyeux Noël à tous, les proches et les lointains …

 

vendredi, 22 décembre 2006

Phare en veilleuse

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Dans les vents d’hiver, au solstice, au cœur de la nuit, froide, les pans de glace sur les verres du phare comme un éteignoir.

La lumière baisse.

Le phare est en veilleuse.

D’Ouest en Est, je rejoins mes terres de neige et de montagnes.

En rythme ralenti, je viendrai peut-être de loin en loin, vous souhaiter un bon Noël, ou vous parler d’altitude…

En début d’année, les fêtes oubliées,  le phare repassera en pleine lumière …

 

mercredi, 08 novembre 2006

Là où coule la Seine…

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Le vendeur de temps est un menteur.

Chacune de ses petites fioles,

A peine ouverte,

S’évapore.

.

Qu’il est long pourtant, le temps de l’attente…

Assise au bord du fleuve

A regarder passer les grumes

Bois flotté

Gris de l’age

Et sur le pont de nos amours …

(Là où coule la Seine.)

.

Qu’il est évanescent, éphémère, fugace

Le flacon éventé

Un reste d’odeur confite

A vouloir se souvenir

Du temps qui fuit

Là, tout au fond de tes yeux,

Peau contre peau :

C’est déjà demain.

.

Pour les impromptus littéraires

mardi, 07 novembre 2006

Les Mauges

medium_accueil.jpg

Je suis :

Chez les "mauvaises gens", au centre des Mauges, c'est vous dire ... deux jours de séminaire et privée d'accès internet ...

 

J'aurais quand même une petite pensée pour Brigetoun à qui ce pays n'est pas inconnu!

Demain, le thème de Coïtus et puis, pour le neuf ...

A jeudi, may be, ou pas ...

mardi, 24 octobre 2006

Pour ne pas laisser le bonheur en paix.

medium_plume-papierweb.jpeg

Page blanche :

Alors, j’ai choisi de bloguer plutôt que d’écrire

Car, la peur est toujours là, constante

Jolie fuite que le blog :

Ces petits jeux de mots, un peu facile

Ce petit public, un peu captif

Et me voilà, bien cachée de moi-même

A éviter ainsi de me mettre en danger

A faire semblant d’écrire.

 

Ecran vide :

Et pourtant parfois, cet écran vide me pèse

Ce jeu de remplissage quotidien

Et qui est donc passé aujourd’hui ?

Et qui donc viendra demain ?

Qui est debout derrière l’écran ?

Ou bien couché ?

Qui me dira ?

Qui saura ?

Vide.

 

Et autres miroirs.

Echos et résonnances

Et lire chez d’autres ce que l’on n’a pas osé dire

Ailleurs, retrouver sa peur

Entière, vivante

Parfois une étincelle, lui faire face

Finalement

Arrêter l’ordinateur

S’attaquer au repassage

Des chemises

Repasser

Pas penser.

...

Il y a bien longtemps déjà

Que le miroir que tu me tends

N’a plus de tain

Et que je passe au travers

Fantôme, passe-muraille.

.

(de nouveau en convention, je vous laisse le thème des impromptus littéraire de cette semaine ...)

vendredi, 13 octobre 2006

Et un raton laveur

medium_7118459_p.jpg Elle regardait les flammes détruire les derniers vestiges de son passé ;

Vertes et bleues à dévorer plastique et caoutchouc, jaunes orangées à lécher papiers et cartons.

Assise, jambes en tailleur, sur le champ, elle s’amusait des fumées noires malodorantes qui emportaient ces miettes d’avant, elle suivait longtemps du regard les flammèches aériennes qui s’échappaient du brasier.

Assise, jambes en tailleur, sur le pré, elles s’amusaient de voir papillonner les petits papiers carbonisés, gris fumée, jusqu’à perte de vue.

Elle était vaguement triste, en même temps, c’est si joli, le feu…

Assise, jambes en tailleur, sur le champ, elle continuait, regard vide, d’alimenter le grand feu de la rédemption : une pile de lettres bleues entourées d’un ruban, des paquets de photo, de radiographies, des carnets de notes, des vinyles, des CD, des bibelots, des guirlandes, des bouquins, des rideaux, des factures, des quittances, des garanties, des peluches ; et un raton-laveur.

Elle n’était même plus triste maintenant, cet inventaire idiot avait réglé le compte à toute sa vie d’avant : comme on tire un trait, comme on gomme, comme on oublie.

Assise, souriante, jambes en tailleur, sur le pré, elle regardait les flammes détruire les derniers vestiges de son passé.

 

Pour Coïtus

jeudi, 12 octobre 2006

Equinoxe.

medium_0727_vue-generale_3.jpgJe suis là, en "convention de l'encadrement"

 Je vous abandonne pour aller recevoir la voix de mon maître !

(pouf, pouf!)

Demain, ce sera donc le thème de Coïtus pour cette semaine.

Et puis, si tout va bien, samedi, je suis de retour avec du neuf...

vendredi, 11 août 2006

Pause estivale...

medium_023787.jpgVoilà, c'est fini pour quelque temps...

Je n'ai plus rien à vous proposer, il faudra attendre la rentrée, le retour, la bagarre à nouveau...

je dois préparer quelques notes au soleil charentais et vous les glisser mi-août ... normalement...

 

Quant au taureau, peut-être un jour, je vous expliquerai ...

                               Peut-être ...

                               Ou bien ...

                               Non .

Il n'y a sans doute rien à expliquer

                              ( Rien de rien)

                                                                 A bientôt !

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