lundi, 18 décembre 2006
Comment n’as-tu pas peur ?
La peau d’éléphant qui recouvre mon cœur
Par endroit en crevasses se fend
Laisse échapper les mots
Ensevelis par des années de squames.
.
Comment n’as-tu pas peur d’ainsi marcher à mes côtés au bord du précipice ?
J’ai le vertige parfois
Et la tête à plonger
Au fond du gouffre tâter enfin du néant
Ridicule qui nous attend là-bas.
.
Comment n’as-tu pas peur d’ainsi contempler les peurs qui me rongent ?
Les oiseaux dans la cave
Et les rats sur le toit
Le vieil homme de la rue Noire
Et les stigmates de l’exil.
.
Tu attends l’éclaircie, le soleil et le sel qui soignent la peau, les chalets de montagne, les chemins de halage, les vagues à l’océan, et les nuits de silence serein, tendu comme un ciel de lit.
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Commentaires
Bon début de semaine Elvire... Tu ne peux t'imaginer combien ton texte me fait penser à quelqu'un, combien, si j'avais ton talent, j'aurais pu l'écrire pour mon compte !
Ecrit par : marie.l | lundi, 18 décembre 2006
ma foi, lui ou elle je ne sais pas comment il n'a pas peur, mais moi, mes mains mon vertige étant du même ordre..
Ecrit par : brigetoun | lundi, 18 décembre 2006
ma foi, je ne sais pas comment il ou elle n'a pas peur, mais moi, mes mains mon vertige étant du même ordre..
Ecrit par : brigetoun | lundi, 18 décembre 2006
J'aime tes vertiges comme j'aime tes fêlures. Tu traverses en ce moment une bien belle période de nigredo créative.
Ecrit par : ariaga | lundi, 18 décembre 2006
je suis passé. j'ai écouté. j'aimé. mais je crois comprendre que c'est fini ? Dommage. je m'y retrouvais bien. pour vous ce petit message avec douceur
Ecrit par : jeanro | mercredi, 07 mars 2007
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