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vendredi, 15 décembre 2006
Bourdon
Au loin, c’est le bourdon qui pleure de sa voix de basse
Etouffée par la brume d’hiver au souffle de glace …
Au loin, c’est le bourdon qui pleure.
Dans le plat paysage ses échos se prolongent, infinis, à demeure.
Mes yeux dans le brouillard ont perdu les faîtages comme leurs ombres
Mes mains en déshérence caressent une branche humide et sombre,
Dénudée.
C’est un clocher.
Un clocher au bourdon fêlé.
00:00 Publié dans gris foncé | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poesie




Commentaires
gris foncé couleur du spleen, celle du bourdon pourtant... encore que !
Bonnes pensées à toi Elvire !
Ecrit par : marie.l | vendredi, 15 décembre 2006
Oh, que la brume devait être basse ce jour là!
Belle musique que ce texte (même -et surtout- avec le bourdon)
Ecrit par : Gabriel | vendredi, 15 décembre 2006
n'est pas félé le bourdon puisqu'il sonne profond, il le fait juste croire
Ecrit par : brigetoun | vendredi, 15 décembre 2006
Douce elvire, je te prêterai le mien bourdon fêlé. Il est à Philadélphie, et il s'appelle Liberté.
http://www.chem.ualberta.ca/~chaslucy/Philly%20liberty%20bell.jpg
Ecrit par : ton amie cloche | vendredi, 15 décembre 2006
Joye : j'irai bien le voir, ton bourdon ! sacré coïncidence:-)
Brigetoun : bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière ?
Gabriel : ici, la brume, bien souvent ...
Marie : la brume, encore !
Ecrit par : elvire | vendredi, 15 décembre 2006
Après le bourdon vient l'abeille. ; )
Ecrit par : Blog_trotter | vendredi, 15 décembre 2006
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