lundi, 04 décembre 2006

Avent

medium_calendrier-avent.jpg Et je croyais vraiment qu’alors, le monde serait différent. C’était décembre, et tout sentait l’approche de Noël. Sur la grande place du marché, les étals regorgeaient d’oranges et de papillotes dorées. Nous choisissions de nouvelles guirlandes, les rues sentaient les braseros, nous attendions la neige…

Au soir du huit décembre, fête des lumières, venaient les lumignons sur chaque fenêtre, luminuscules étoiles dans la nuit froide.

Et je croyais vraiment qu’avec un sapin de Noël et des flocons de neige, le monde serait plus beau.

Et puis, j’ai du grandir.

Sans pouvoir jamais m’empêcher d’attendre encore, comme si Noël …

Alors, avec l’attente, est venue la peur.

Celle de savoir déjà qu’avec le sapin et la neige ne viendrait rien qu’un monde ancien.

Celle des lendemains de fête.

La gueule de bois…

Commentaires

si seulement grandir permettait de garder un regard d'enfant sur tout, on y arrive bien sûr et c'est tant mieux, mais certainement pas sur tout... ou pas toujours !

Ecrit par : marie.l | lundi, 04 décembre 2006

et nous n'avions pas de sapin ni de père Noël (ça n'existe pas ma chérie c'est le petit Jésus) - mais nous faisions le tour des crèches et dans la notre Maman avançait chaque soir notre mouton emblème selon notre conduite, et comme je croyais que c'était important, de là date notre guerre.

Ecrit par : brigetoun | lundi, 04 décembre 2006

Moi cette année, comme mon Pa'slanka vient de s'offrir une guirlande aortique toute neuve et toute brillante et qu'il scintille comme un sapin dans la caisse duquel il ne finira pas, j'ai gommé mes angoisses coutumières en cette saison et suis même prête à me déguiser en boule de Noël ou Saint Nicolas pour fêter ça!
Pensées tendres soufflées vers ton phare, il y a des lendemains de fête qui sont très doux (je crois qu'il faut reboire un coup :)

Ecrit par : Slanka | mardi, 05 décembre 2006

Il y a toujours des regards d'enfant qui attendent un monde merveilleux... malgré cette surconsommation, cet étalage de clignotis, ces gueules de bois annoncées... il faudrait revenir à quelque chose de simple, vrai, humain... (mais en sommes-nous capables?)

Ecrit par : Gabriel | mardi, 05 décembre 2006

Le secret de ne pas perdre sa joie (si tu me permets) est de fêter un jour qui représente plutôt quelque chose auquel tu crois.

Pour moi, c'est "Red-Wing Blackbird Day", le jour où des merles qui portent un blazon rouge sur leurs ailes reviennent discuter dans le grand érable de leurs territoires. C'est sûrement leur promesse que le printemps revient, et jusqu'ici, ils n'ont jamais menti.

Mon jour de tristesse est celui où je me rends compte que la dernière "hirondelle de grange" (barn swallow) est repartie vers le sud. Je ne sais jamais quel jour ce serait, et bien sûr que toute journée où j'en vois un n'est pas le jour de mon deuil.

Le miracle de ces deux jours est qu'il n'y a pas de tralalala, pas de marché, pas de cadeaux, pas de stresse, pas d'obligation, ni même pas de date fixe, ce sont juste deux jours qui viennent comme ça, sans que tu t'en rendes compte, et qui sont remplis de plaisir.

Ecrit par : joye | mardi, 05 décembre 2006

Ecrire un commentaire