dimanche, 03 décembre 2006

Paris Strasbourg

medium_images.8.jpg Un quai de gare, un soir d’hiver

Laisser derrière soi les illuminations de la ville, l’odeur des marrons chauds, les cabanes de bois et leur odeur de pain d’épice, l’attente de la neige qui viendrait dire Noël…

Les quais de départ sont toujours gris : jamais la ville n’y pénètre.

Partir à contre-corps et les mains dans les poches pour ne pas être tenté encore d’accrocher d’autres mains.

Salle des pas perdus, mêlé à la foule des nombreux n’être plus qu’un voyageur.

Un sans valise, un sans paquet…

A contre-corps, embarquer son désir contraire

A contre-jour, s’enfuir de nuit

A contre-vers, couler les mots du quotidien :

Quai 12, voie A, attention ce train ne dessert pas la gare de Plaisir

A chaque départ, un retour

A chaque baiser, un adieu.

Petite note en écho au buffet de la gare de Marie…

Commentaires

et nous avons pris un jour, une nuit peut-être, le même train des mots... merci Elvire de si bien comprendre !

Ecrit par : marie.l | dimanche, 03 décembre 2006

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