samedi, 02 décembre 2006
Hêtre tortillard
Je suis tortillard comme un omnibus, un de ces trains de campagne, une vieille micheline rouge pâle qui serpente en transversale, d’est en ouest, au long des rivières sauvages qui creusent les falaises.
Je suis tortillard comme l’est la vie : hêtre tortillard.
Démarrer, s’arrêter, revenir, retourner, contourner, chantourner, louvoyer, à chaque incident, à chaque blessure, à chaque morsure, un coude, un virage et repartir.
Mais je vise les cieux.
De nœud en nœud, de boucle en boucle, je vise les cieux.
Et je grimpe.
Tortillard, mis à nu, des feuilles de printemps, j’en aurai dessus dessous et des oiseaux affolants et des soleils caressants.
Simplement, parce que je vise les cieux.
17:30 Publié dans Outremer | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, poesie



Commentaires
je vais essayer de me redresser, moi le je ne sais quoi noueux (j'aime ta photo)
Ecrit par : brigetoun | dimanche, 03 décembre 2006
Je prends ce texte comme une magnifique métaphore
Ecrit par : Gabriel | dimanche, 03 décembre 2006
Gabriel : magnifique, je ne sais pas, métaphore, sans aucun doute ;-)
Brigetoun : la femme tortillard ?
Ecrit par : elvire | dimanche, 03 décembre 2006
comme Gabriel, je parlerai d'allégorie... un tortillard, même un TGV peut l'être parfois selon ce qu'on lui demande !
Ecrit par : marie.l | dimanche, 03 décembre 2006
Viser les cieux, c'est en effet le but de toute une vie mais je crois que le plus important c'est notre ciel intérieur, la Totalité.
Ecrit par : ariaga | dimanche, 03 décembre 2006
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