samedi, 25 novembre 2006
37°2 le matin.
Tramontane. J'ai oublié la tramontane. Elle a resurgi ce matin avec ce vent qui rend fou. Celui qui pleure, plaque vos vêtements d'automne sur un ventre creux.
La tramontane est revenue. Et les pilotis des maisons de la plage. Le sable cinglant en longs tourbillons hurlants qui rend la mer inaccessible.
Un été dos à la mer.
En boule, sur la terrasse de la maison de bois, sur l'arrière, là où meurt la tramontane à bout de souffle fracassée par la façade qui regarde le large. L'enfant qui grandit dans mon ventre n'entend rien des pleurs et des cris du vent. Il sait pourtant déjà l'absence et le silence, dos à la mer...
Et le soleil, pourtant, et le soleil, pourtant ...
17:55 Publié dans Gris clair | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poésie



Commentaires
le vent qui vient des montagnes m'a rendu fou
Ecrit par : brigetoun | samedi, 25 novembre 2006
Et le soleil pourtant...
Cette fin du texte me donne froid...
Ecrit par : Viviane | dimanche, 26 novembre 2006
je savais bien que viendra le vent qui pleure, celui qui fait mal partout, celui qui rend fou. Je ne connais que peu la tramontane, mais elle doit avoir une soeur siamoise...
Ecrit par : marie.l | dimanche, 26 novembre 2006
"Elvire pète la forme"... Je vois (lis) ça. Dehors, il vente plus que de raison. Prenez mon second bras et accrochez vous.
Ecrit par : Blog-trotter | dimanche, 26 novembre 2006
Brigetooun< tu le connais aussi, alors ...
Viviane< j'ai un peu froid aussi, mais le soleil de novembre ici est doux, et le vent est tombé...
Mariel< je pense qu'il y a partout des vents qui pleurent, qui rendent fou, tramontane là-bas, un autre chez toi... le vent est reparti ce matin.
Trotter< J'accepte votre second bras avec plaisir ;-)
Ecrit par : elvire | dimanche, 26 novembre 2006
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