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lundi, 06 novembre 2006
Ce bleu, exactement.
Un pur ciel d’automne alpin, ce matin.
Le froid revenu lui a rendu ce bleu presque marine et de brutales transparences.
Rien ne bouge.
Gouttes de rosée figées au fil des brins d’herbe.
Un temps immobile, déployé.
Et puis, soudain, je marche sur les plateaux,
La neige amoncelée jusqu’aux toits pentus des chalets isolés
Quelques piquets de bois délimitant les pâturages d’été surnagent à grand peine
Aux branches des arbres noircis, trois petites
Feuilles recroquevillées
Taches jaunes
Comme une anachronie dans ce temps d’hiver figé
Au loin, les hauts sommets bleuis de glace
Et ce ciel d'outremer, inconcevable
Un ciel d’ailleurs
Comme apposé.
.
Et puis, le plaid en mohair a glissé jusqu’au sol,
J’ai eu froid
Allongée, immobile, dans ce grand salon trop blanc.
00:40 Publié dans Outremer | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poésie




Commentaires
Le ciel d'outremer, c'est mon ciel. Je partage, volontiers.
Ecrit par : joye | lundi, 06 novembre 2006
ah bon ! je trouvais que tout de même l'automne exagérait un peu en amenant de la neige
Ecrit par : brigetoun | lundi, 06 novembre 2006
tout en couleurs malgré le froid, ou alors à cause du froid ?
Ecrit par : marie.l | lundi, 06 novembre 2006
Marie :A cause du froid! un rappel des hivers savoyards sans doute...
Brigetoun : ici, il n'amènera pas de neige ! dans le choletais non plusn d'ailleurs!
Joye : en Iowa ce bleu exactement ? J'arrive!
Ecrit par : elvire | lundi, 06 novembre 2006
Je viens de passer une semaine dans le sud du Mercantour et c'était exactement ça :
Et ce ciel d'outremer, inconcevable
Un ciel d’ailleurs
Comme apposé.
Quant à la neige elle nous a seulement fait un petit clin d'oeil au moment de partir.
Ecrit par : Gabriel | mardi, 07 novembre 2006
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